{"id":4469,"date":"2020-06-10T13:02:27","date_gmt":"2020-06-10T17:02:27","guid":{"rendered":"https:\/\/pembrokediocese.com\/chronique\/la-lumiere-au-bout-du-tunnel-copy\/"},"modified":"2020-09-19T13:05:30","modified_gmt":"2020-09-19T17:05:30","slug":"la-legende-de-la-cruche-fissuree","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pembrokediocese.com\/fr\/chronique\/la-legende-de-la-cruche-fissuree\/","title":{"rendered":"La l\u00e9gende de la cruche fissur\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/pembrokediocese.com\/wp-content\/uploads\/Chronique-de-Mgr-Guy_Ente\u0302te-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-4434\" src=\"https:\/\/pembrokediocese.com\/wp-content\/uploads\/Chronique-de-Mgr-Guy_Ente\u0302te-1.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"297\" srcset=\"https:\/\/pembrokediocese.com\/wp-content\/uploads\/Chronique-de-Mgr-Guy_Ente\u0302te-1.jpg 634w, https:\/\/pembrokediocese.com\/wp-content\/uploads\/Chronique-de-Mgr-Guy_Ente\u0302te-1-200x149.jpg 200w\" sizes=\"(max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/a>J\u2019aimerais vous partager une belle histoire que j\u2019ai entendue un jour d\u2019un pr\u00e9dicateur am\u00e9ricain qui avait \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 pr\u00eacher la neuvaine anglaise au sanctuaire de Ste-Anne-deBeaupr\u00e9 il y a plusieurs ann\u00e9es. Aujourd\u2019hui encore, cette histoire m\u2019habite toujours, car elle nous livre un enseignement \u00e9clairant sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019accepter nos fragilit\u00e9s humaines si nous voulons avancer dans la vie et atteindre une certaine maturit\u00e9 et un \u00e9panouissement psychologique et spirituel. Voici donc le r\u00e9cit de cette vieille l\u00e9gende indienne qui saura s\u00fbrement toucher plusieurs c\u0153urs et donner le go\u00fbt de la partager avec d\u2019autres.<\/p>\n<p>Chaque jour, un vieil homme qui \u00e9tait l\u2019esclave d\u2019un riche vendeur de tapis devait parcourir non sans difficult\u00e9 plusieurs kilom\u00e8tres avec son joug de bois sur les \u00e9paules et ses deux grandes cruches vides bien accroch\u00e9es, afin de les remplir au puits et les retourner \u00e0 son ma\u00eetre. Le pauvre homme r\u00e9p\u00e9tait quotidiennement et immanquablement cette routine, beau temps mauvais temps, car la maisonn\u00e9e de son ma\u00eetre en d\u00e9pendait pour survivre.<\/p>\n<p>Un jour, une fois arriv\u00e9 au puits et apr\u00e8s avoir bien rempli ses cruches jusqu\u2019au bord, un fait miraculeux se produisit tout \u00e0 coup et provoqua la stupeur et l\u2019\u00e9merveillement du vieil homme. Les deux pots se mirent \u00e0 discuter entre eux et le vieil homme pouvait entendre clairement le sujet de leur conversation. Ces premi\u00e8res \u00e9taient loin de se douter que le pauvre vieux les entendait parfaitement. Incr\u00e9dule au d\u00e9but, ce dernier finit par chasser tout doute quant \u00e0 l\u2019authenticit\u00e9 de cet \u00e9v\u00e9nement des plus insolites. Sans dire un mot, il \u00e9couta attentivement leur dialogue tout en poursuivant p\u00e9niblement sa longue marche qui le ramenait \u00e0 la maison de son ma\u00eetre.<\/p>\n<p>La cruche neuve qui \u00e9tait fix\u00e9e \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 droite de son joug, entama le dialogue en s\u2019adressant \u00e0 la vieille cruche qui \u00e9tait fix\u00e9e \u00e0 l\u2019autre extr\u00e9mit\u00e9: \u00ab Eh, vieille cousine et bonne \u00e0 rien, dit-elle d\u2019un air insolent et m\u00e9prisant, ne r\u00e9alises-tu pas que tu es fissur\u00e9e en plein milieu? Ne vois-tu pas l\u2019eau qui s\u2019\u00e9coule lentement de toi \u00e0 chaque pas que fait notre pauvre vieillard? Lorsque nous arrivons \u00e0 la maison, tu as d\u00e9j\u00e0 perdu la moiti\u00e9 de ton contenu. La seule raison pour laquelle tu es encore en vie, c\u2019est que le vieil esclave garde le silence devant son ma\u00eetre sur ta condition d\u00e9plorable! Il y a longtemps que j\u2019aurais pris les devants, moi, la cruche parfaite, et j\u2019aurais tout avou\u00e9 au ma\u00eetre. Tu aurais \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la retraite depuis longtemps, si ce n\u2019\u00e9tait de moi, et je t\u2019aurais rang\u00e9 dans le bac des ordures. \u00bb<\/p>\n<p>Le visage du vieillard s\u2019allongea en entendant ces paroles d\u00e9pourvues de compassion et proclam\u00e9es avec une telle insolence. Mais il ne dit rien pour l\u2019instant. Il attendait la r\u00e9plique de la vieille cruche. Apr\u00e8s tout, la vieillesse peut souvent surprendre par ses propos imbus de sagesse. Mais il y eut un long silence. Et soudain, la cruche fissur\u00e9e s\u2019adressa \u00e0 la cruche sans faille.<\/p>\n<p>\u00ab Tu as bien raison de me m\u00e9priser. En te regardant, je ne vois aucun d\u00e9faut: il me semble que tu es si parfaite, contrairement \u00e0 moi qui suis vieille et si fragilis\u00e9e par les nombreux voyages que j\u2019ai entrepris durant ma vie. D\u00e8s mon jeune \u00e2ge, je d\u00e9plorais en moi la petite fissure que mon potier n\u2019avait pas pris le temps de r\u00e9parer lorsqu\u2019il me cr\u00e9a. Et depuis ce temps, ma fissure n\u2019a cess\u00e9 de grandir. Tu as bien raison de dire que je suis une bonne \u00e0 rien, car je perds mon eau de plus en plus en vieillissant et je me sens si inutile. Ah, comme je souhaiterais que notre bon vieillard puisse entendre notre discussion et r\u00e9aliser qu\u2019il est grand temps de me remiser et de me mettre \u00e0 la retraite au beau milieu des ordures! \u00bb<\/p>\n<p>Et le vieil homme entendit le grand soupir de la vieille cruche. En voyant l\u2019eau s\u2019\u00e9couler de sa fissure, il lui semblait voir les sanglots de la pauvre cruche, intimid\u00e9e et m\u00e9pris\u00e9e par la jeune cruche. Celui-ci d\u00e9cida enfin d\u2019ouvrir la bouche et de s\u2019adresser aux cruches. \u00ab Assez discut\u00e9, vous deux. \u00c0 mon tour de parler! \u00bb Les deux cruches furent stup\u00e9faites de voir que le vieil homme avait entendu tous leurs propos. Et ce dernier poursuivit : \u00ab Je vais \u00e0 pr\u00e9sent vous r\u00e9v\u00e9ler un petit secret. Lorsque mon ma\u00eetre m\u2019a donn\u00e9 l\u2019ordre d\u2019aller puiser de l\u2019eau la premi\u00e8re fois au puits lointain, j\u2019ai d\u2019abord pris beaucoup de temps pour vous s\u00e9lectionner parmi les autres cruches disponibles. Je vous ai choisies chacune pour une raison particuli\u00e8re. Je vous invite maintenant \u00e0 regarder attentivement les deux c\u00f4t\u00e9s du chemin que nous parcourons ensemble depuis des ann\u00e9es. \u00bb Et il poursuivit sa route en silence pendant une quinzaine de minutes.<\/p>\n<p>Et il ouvrit une fois de plus la bouche et s\u2019adressa aux deux cruches : \u00ab Avez-vous remarqu\u00e9 qu\u2019\u00e0 la droite du chemin, la terre est aride et que rien n\u2019y pousse, comme sur l\u2019ensemble de cette terre s\u00e9ch\u00e9e que nous parcourons quotidiennement? Mais vous avez aussi remarqu\u00e9 qu\u2019\u00e0 la gauche du sentier que nous sillonnons ensemble depuis si longtemps, il y a des plantes et de jolies fleurs qui poussent et d\u00e9lectent nos sens avec leurs vari\u00e9t\u00e9s de couleurs et leurs parfums odorif\u00e9rants. Vous \u00eatesvous d\u00e9j\u00e0 demand\u00e9 pourquoi ces jolies fleurs aux parfums enivrants ne poussaient que sur le c\u00f4t\u00e9 gauche du sentier? \u00bb Et les cruches demeuraient sans mots, incapables de comprendre le pourquoi d\u2019un \u00e9v\u00e9nement si inusit\u00e9.<\/p>\n<p>Le vieillard prit la parole une fois de plus et dit \u00e0 ses deux compagnes: \u00ab Durant nos randonn\u00e9es, vous \u00e9tiez tellement centr\u00e9es sur vous-m\u00eames, toutes deux, qu\u2019au lieu de lever les yeux vers l\u2019horizon pour admirer le paysage qui s\u2019offrait \u00e0 nos yeux, vous ne regardiez que l\u2019ext\u00e9rieur de votre contenant. Ainsi, toi la jeune cruche, fi\u00e8re de l\u2019imperm\u00e9abilit\u00e9 et de la perfection que t\u2019a conf\u00e9r\u00e9es le potier, tu te comparais sans cesse \u00e0 l\u2019autre, et tu la m\u00e9prisais comme si tu t\u2019\u00e9tais toi-m\u00eame donn\u00e9 cette perfection. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Et toi, ma pauvre et vieille cruche qui, devant les propos m\u00e9prisants de ta compagne, n\u2019as pu faire autrement que de te m\u00e9priser parce que tu te comparais sans cesse \u00e0 elle et parce que tu ne comprenais pas qu\u2019une faille ou une fissure peut tr\u00e8s bien servir les int\u00e9r\u00eats du ma\u00eetre, j\u2019attire \u00e0 pr\u00e9sent ton attention sur le geste que je vais poser et que j\u2019ai tant de fois accompli en revenant du puits. \u00bb<\/p>\n<p>Et le pauvre esclave se pencha lentement et cueillit des vari\u00e9t\u00e9s de fleurs ravissantes et parfum\u00e9es qu\u2019il trouvait sur le c\u00f4t\u00e9 gauche du chemin. Il en fit un bouquet magnifique et s\u2019adressa une derni\u00e8re fois aux deux cruches: \u00ab Vous voyez ces jolies fleurs? Chaque fois que j\u2019arrive du voyage, je les offre \u00e0 mon ma\u00eetre avec un sourire, et elles font toute sa joie. Un jour il me demanda: \u00ab Mais d\u2019o\u00f9 viennent ces jolies fleurs que tu m\u2019offres aujourd\u2019hui, car notre terre est si aride? \u00bb Et moi de lui r\u00e9pondre : \u00ab Vois, ma\u00eetre. C\u2019est \u00e0 cause de la vieille cruche fissur\u00e9e que j\u2019ai choisie! Sur le chemin de retour, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 un jour de planter des graines de fleurs, belles et odorif\u00e9rantes. Et gr\u00e2ce \u00e0 sa fissure, l\u2019eau s\u2019y \u00e9chappe et arrose les fleurs sur le c\u00f4t\u00e9 gauche du sentier, et je n\u2019ai qu\u2019\u00e0 les cueillir lorsqu\u2019ils arrivent \u00e0 maturit\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Et mon ma\u00eetre me loua pour avoir eu la sagesse d\u2019utiliser cette pauvre cruche qui maintenant r\u00e9jouit toute sa maisonn\u00e9e chaque fois que je lui pr\u00e9sente ce bouquet au retour du puits. \u00bb Quelle le\u00e7on d\u2019humilit\u00e9 pour la cruche qui se croyait parfaite! Quelle le\u00e7on de foi pour la pauvre cruche qui se faisait m\u00e9priser et qui se m\u00e9prisait elle-m\u00eame par la suite!<\/p>\n<p>Cher ami, levons les yeux en nous d\u00e9centrant de nos \u00e9checs, de nos p\u00e9ch\u00e9s, de nos fragilit\u00e9s humaines. Regardons plut\u00f4t l\u2019horizon en levant les yeux vers le ciel, vers le v\u00e9ritable Ma\u00eetre qui nous a cr\u00e9\u00e9s si diff\u00e9rents les uns des autres et si fragiles, avec nos fissures et nos failles qui servent ses int\u00e9r\u00eats et qui lui procurent plus de gloire que si nous \u00e9tions des cruches parfaites et orgueilleuses.<\/p>\n<p>Donnons-lui le plus beau de tous les bouquets, celui de l\u2019offrande de notre volont\u00e9 enti\u00e8re, joint \u00e0 la pratique des vertus. Et par notre pri\u00e8re intime et quotidienne, rendons actifs les dons de l\u2019Esprit que nous avons re\u00e7us \u00e0 notre bapt\u00eame. Que nos fissures permettent au fleuve infranchissable de l\u2019Esprit de jaillir de nous et de contribuer \u00e0 la transformation et \u00e0 la conversion des \u00e2mes. Quel beau bouquet de fleurs odorif\u00e9rantes pourrons-nous alors offrir chaque jour au divin Ma\u00eetre. Il saura alors non seulement faire jubiler son c\u0153ur de P\u00e8re, mais r\u00e9jouira aussi toute sa maisonn\u00e9e c\u00e9leste. B\u00e9nis soient les pots fissur\u00e9s!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u2019aimerais vous partager une belle histoire que j\u2019ai entendue un jour d\u2019un pr\u00e9dicateur am\u00e9ricain qui avait \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 pr\u00eacher la neuvaine anglaise au sanctuaire de Ste-Anne-deBeaupr\u00e9 il y a plusieurs ann\u00e9es. Aujourd\u2019hui encore, cette histoire m\u2019habite toujours, car elle nous livre un enseignement \u00e9clairant sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019accepter nos fragilit\u00e9s humaines si nous voulons avancer dans la vie et atteindre une certaine maturit\u00e9 et un \u00e9panouissement psychologique et spirituel. Voici donc le r\u00e9cit de cette vieille l\u00e9gende indienne qui saura s\u00fbrement toucher plusieurs c\u0153urs et donner le go\u00fbt de la partager avec d\u2019autres. 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La seule raison pour laquelle tu es encore en vie, c\u2019est que le vieil esclave garde le silence devant son ma\u00eetre sur ta condition d\u00e9plorable! Il y a longtemps que j\u2019aurais pris les devants, moi, la cruche parfaite, et j\u2019aurais tout avou\u00e9 au ma\u00eetre. Tu aurais \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la retraite depuis longtemps, si ce n\u2019\u00e9tait de moi, et je t\u2019aurais rang\u00e9 dans le bac des ordures. \u00bb Le visage du vieillard s\u2019allongea en entendant ces paroles d\u00e9pourvues de compassion et proclam\u00e9es avec une telle insolence. Mais il ne dit rien pour l\u2019instant. Il attendait la r\u00e9plique de la vieille cruche. Apr\u00e8s tout, la vieillesse peut souvent surprendre par ses propos imbus de sagesse. Mais il y eut un long silence. Et soudain, la cruche fissur\u00e9e s\u2019adressa \u00e0 la cruche sans faille. \u00ab Tu as bien raison de me m\u00e9priser. 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