Vicariat apostolique de Pontiac (1882–1898)

Le Vicariat apostolique de Pontiac a été créé le 11 juillet 1882 par un décret du pape Léon XIII.

Le vicariat comprenait les comtés de Pontiac, de Renfrew, les cantons au nord du comté de Frontenac, Addington et Hastings, seize cantons du comté d’Haliburton, une partie d’Haliburton, ainsi que tout le territoire au sud de la baie d’Hudson, de la baie James, et de la rivière Grande Baleine, jusqu’au lac Apiokacumish (nord). De l’est à l’ouest, le territoire s’étendait du 72e degré jusqu’au 91e.

Le 14 juillet 1882, Narcisse Zéphirim Lorrain fût nommé évêque du Vicariat apostolique de Pontiac. Il fut ordonné évêque le 21 septembre 1882.


Diocèse de Pembroke (depuis 1898)

Seize ans plus tard, le 4 mai 1898, le Vicariat apostolique de Pontiac était élevé au titre de diocèse. Le 6 mai 1898, le pape Léon XIII nommait Monsigneur Narcisse Zéphirim Lorrain premier évêque de ce nouveau diocèse.

Ce changement de statut reconnaissait que le Vicariat de Pontiac n’était plus une terre missionnaire, à proprement parler, mais qu’il était suffisamment organisé pour être déclaré « diocèse ». Les frontières du territoire demeuraient sensiblement les mêmes. Les seuls changements étaient les suivants : la mission de Long Lac, au nord du Lac Supérieur, devenait sous la juridiction du diocèse de Peterborough, alors que la mission du Lac Temagami, à l’ouest du lac Temiskamingue, devait être incorporée au diocèse de Pembroke.

Le diocèse comprenait alors 33 églises, 37 chapelles, 4 couvents, 3 hôpitaux, 24 paroisses, 33 missions, 36 prêtres, et la population catholique était d’environ 44 000.

Le 21 septembre 1908, d’autres modifications furent apportées aux frontières du diocèse pour permettre l’établissement du Vicariat apostolique de Témiscamingue. Enfin, quelques modifications mineures furent négociées entre les évêques de Pembroke, de Peterborough et de Sault-Ste-Marie. Ces changements furent ratifiés par le Saint-Siège le 14 octobre 1937.


Anciens évêques de Pembroke

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Armoiries

Lettres patentes concédant des emblèmes héraldiques à la Corporation épiscopale catholique romaine de Pembroke.

La concession d’armes a été faite le 15 mars 2007. L’élément décoratif celtique reflète le motif qui orne l’intérieur de la cathédrale du diocèse et qui honore saint Columbkille, patron du diocèse.

Le fond bleu représente la rivière des Outaouais qui rejoint les deux parties principales du diocèse et qui était un moyen de communication pour les premiers missionnaires au Canada. La couleur bleue est également associée à la Sainte Vierge.

Le blanc symbolise l’eau en mouvement, c’est-à-dire la blancheur de l’écume de l’eau des rapides et des vagues créées par les pagayeurs.

La croix est dans le style de celle qui figure sur le sceau de la chancellerie du diocèse et sur les vases et articles liturgiques du premier évêque de Pembroke, monseigneur Narcisse Zephirin Lorrain.

Le concept original était celui du père Ryan Holly, assisté par Darrel Kennedy, héraut Assiniboine, et par les hérauts de l’Autorité héraldique du Canada.


Jumelage avec l’archidiocèse de Keewatin-Le Pas

Le « jumelage » entre diocèses ou paroisses catholiques est une initiative de partenariat qui a pour but de nouer des relations et de susciter une coopération et une entraide mutuelles.

Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton, l’expliquait au Catholic Register en 2012 : « cette forme d’entente de jumelage remonte aux années 1990 quand le bienheureux Jean-Paul II, dans sa lettre apostolique Ecclesia in America, invita les diocèses de l’hémisphère occidental à envisager différentes façons de former entre eux des partenariats de soutien mutuel ». Au Canada, on a formé une commission épiscopale (dont faisait partie l’archevêque de Keewatin-Le Pas, Mgr Murray Chatlain) pour examiner les besoins des populations du nord du pays et subdiviser le pays de manière à stimuler l’entraide entre le sud et le nord. Comme l’explique Mgr Chatlain, cette entraide peut prendre différentes formes : 1) l’envoi de prêtres; 2) l’envoi d’autres ressources humaines, comme des laïcs, des spécialistes des communications ou de jeunes leaders; et 3) une aide financière.

Il y a quelques années, le diocèse de Pembroke a été jumelé avec l’archidiocèse de Keewatin-Le Pas. Quand Mgr Michael Mulhall, alors évêque de Pembroke, et Mgr Chatlain ont discuté de jumelage, ils ont parlé de relations à bâtir, de prières à partager et d’apprendre à se connaître et à se comprendre. « C’est délicat parce que souvent les gens arrivent, pleins de bonne volonté, mais ne connaissent ni la culture ni l’histoire ni la langue », explique l’archevêque de Keewatin-Le Pas. Une fois qu’on a choisi de soutenir un groupe particulier, suggère-t-il, une paroisse, une école ou une collectivité, par exemple, il faut que le groupe qui veut aider prenne le temps de parler à ceux et celles qu’il cherche à soutenir, et qu’il prenne la peine de leur demander « ce qui pourrait leur être le plus utile » pour répondre à un vrai besoin.

Le processus de jumelage commence d’évêque à évêque (leur bureau, l’administrateur du diocèse) afin que l’aide apportée réponde aux besoins et pour éviter les doubles jumelages dans une région ou un établissement donné. « Quand les gens nous disent prendre une cause à coeur, nous cherchons toujours des champions que nous mettons en contact avec des champions ici, en espérant que leur rencontre porte fruit, fait remarquer Mgr Chatlain. Cela peut débuter simplement par une prière, des intentions de prière et des conversations téléphoniques qui aboutissent à une visite. « J’encourage les visites : c’est un peu compliqué vu les distances, mais c’est possible. Deux ou trois personnes peuvent venir visiter un endroit ouvert et intéressé, participer à une activité communautaire ou à un rassemblement spirituel, et alors, elles peuvent poser la question : quelles sont vos attentes? », explique l’archevêque.

L’archidiocèse de Keewatin-Le Pas, avec ses vastes territoires reculés et ses besoins très particuliers, participe à plusieurs programmes de jumelage. « Par exemple, dit Mgr Chatlain, nous avons pour partenaire un groupe d’étudiants universitaires de Saskatoon, appelé Face-to-Face. Ils ont fait une expédition de 14 heures pendant leur semaine de relâche pour faire de la pastorale (préparer la confirmation, entre autres), participer à des carnavals et organiser des assemblées jeunesse. Le groupe a l’intention de revenir cette année pour cultiver les relations ainsi amorcées. » Dans le cadre d’un autre jumelage, un groupe jeunesse de Winnipeg a fait six heures de voiture puis six heures de train pour se rendre dans une communauté crie isolée, y travailler avec des jeunes et organiser une sorte d’école biblique. Des paroisses de Regina recueillent des fonds pour aider à payer les factures de chauffage de nos églises et de nos presbytères et soutenir un programme de dîner à l’école pour les élèves. « Il faut travailler et s’engager: le travail missionnaire n’est pas facile », souligne Mgr Chatlain. On peut aussi aider par l’entremise d’un organisme appelé LAMP (LAMP est un apostolat interculturel qui partage Jésus Christ avec le peuple de Dieu dans les régions éloignées du Canada. https://www.lampministry.org/#/about-our-ministry/) qui est toujours en quête de bénévoles pour ses camps d’été bibliques. On demande aux volontaires de s’engager à donner du temps et de recueillir des fonds pour leurs frais de voyage. À l’heure qu’il est, plusieurs bénévoles qui sont membres d’autres églises ou qui viennent des États-Unis se présentent pour vivre une aventure dans le nord du Canada. Ce serait bien d’avoir plus de bénévoles canadiens et catholiques, confie Mgr Chatlain. Nous veillerons à ce qu’ils se retrouvent dans des communautés catholiques. »